DÉCLARATION DU FRONT DE GAUCHE : Hopital du Blanc
Après que le Comité des Défense de l’Hôpital du Blanc eut entamé un blocus de la Sous-préfecture dès le matin du jeudi 4 octobre 2012, une délégation décidée sur place devait l’après-midi rencontrer Marisol Touraine à Loches où elle inaugurait un mamographe.
La ministre consentit à recevoir trois des représentants dont nous soutenons la pugnacité de l’action et son implication dans la recherche de solutions concrètes aux questions soulevées par Xavier Bertrand lors de la précédente législature et relayées par Jacques Laisné directeur de l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé).
Nous notons comme positives les consignes données à celui-ci par l’actuelle ministre, d’intégrer les représentants de l’association dans l’élaboration d’un projet d’avenir pour l’hôpital. A notre avis, la réflexion ainsi initiée ne doit pas se fixer pour objectif de réduire les activités de l’hôpital afin de les "rentabiliser" mais bien au contraire de les augmenter pour tendre à équilibrer un budget devant répondre aux besoins de santé du bassin de vie considéré. Nous sommes en effet ici devant la même pratique que celle envisagée par le Traité européen en discussion à l’Assemblée et par la fameuse "règle d’or" qui en instaurant l’austérité à perpétuité ne feront qu’aggraver l’état du malade, l’exemple grec en faisant foi.
Encore faut-il que les consignes données oralement à Monsieur Laisné soient impératives, donc écrites, faute de quoi le risque est grand de voir les défenseurs de l’hôpital, le député-maire Jean-Paul Chanteguet en tête, être "baladés" jusqu’à forclusion de la prolongation du moratoire à laquelle s’est engagée Marisol Touraine.
Obtenir cet engagement écrit devrait, selon nous, mobiliser toutes les énergies. Il serait par conséquent souhaitable que, dans ces circonstances, Michel Sapin membre du gouvernement mais également suppléant du député de la circonscription intervienne dans ce sens. Faute de quoi, le risque est grand de voir persister l’ancienne logique comptable qui, avec le temps aboutira à l’exécution du projet initial rejeté par toute la population. Ainsi ne serait conservée que la chirurgie ambulatoire tandis qu’au nom de la sacro-sainte sécurité évoquée à Loches par Marisol Touraine on fermerait la maternité.
En conclusion, si la force de réaction des habitants du bassin de santé (79.000) a contraint les ministres successifs à revenir sur un certain nombre de leurs décisions, rien n’est joué et la vigilance reste de rigueur. Qu’ils sachent bien que nous serons à l’avenir, comme nous l’avons été jusqu’ici, à leurs côtés pour la défense de notre droit à une santé de proximité.
Nous réaffirmons ce que nous disions il y a peu et qui nous était contesté, nous sommes en cette affaire face à un choix politique et nous nous réjouissons que Alain Pasquer, Conseiller général et Président de l’association, ainsi que Annick Gombert Conseillère régionale l’aient à leur tour affirmé lors de la réunion du 3 octobre, salle de la Libération au Blanc.
Rappelons que les lois dites Douste-Blazy et Bachelot qui condamnent l’Hôpital du Blanc, ne sont que les conséquences de la mise en musique des contraintes du Traité de Lisbonne visant à « marchandiser » la santé comme n’importe quel produit de consommation courante. Sans remise en cause du dit traité et de son dernier rejeton le « le TSG », ce qui ne semble pas être l’orientation des amis politiques de Mme Gombert et de M. Pasquer, il y a peu de chance d’aboutir à une vraie solution du problème. Mais pour l’heure, un seul mot d’ordre : NE LACHONS RIEN !
Châteauroux, mardi 9 octobre 2012